Les Olympiades

Les Olympiades

COMMENTAIRES

Très bon film

Fan d'Audiard, fan de Rone, fan de noir & blanc bien utilisé... Je ne partais pas très objectif en allant voir le film, et pourtant je reste mitigé sur le résultat.
Esthétisme ultra soignée, superbe BO, sujet intéressant. C'est vraiment bien filmé, les zones urbaines sont également très bien mises en avant. Le film ose mettre le sexe et les relations en avant sans tabous. C'est contemporain, ça s'attache à l'humain avant tout.
Mais pourtant je n'ai pas trouvé le film intéressant de bout en bout. Je n'ai pas trouvé super agréables tous les personnages (surtout Camille en fait). Je ne sais pas, comment un petit côté longueur qui ressortait du film, alors qu'il ne dure qu'1h46. Le parcours initiatique (si on peut dire ça) de Nora reste le point fort du film pour moi.
Un film bourré de qualité, mais pas sans défaut sur le rythme et l'histoire. Le film a notamment un côté parfois très parisien avec lequel on peut avoir dû mal à s'identifier. J'en attendais un peu plus.

★★★☆ Un triangle amoureux et un drame sociétal oscillant avec la comédie romantique.

Je n'ai pas vu le film passer, j'ai trouvé le tout vraiment prenant et attachant. Très bien écrit, filmé et joué, Noemie Merlant crève l'écran. 4/5

Quelle joie, quelle élégance, quelle légèreté et quelle profondeur, le film du désordre amoureux contemporain au temps des écrans qui harcèlent et qui permet aussi des rencontres véritables. Une direction d'acteurs parfaite pour une grande humanité au finale avec beaucoup d'humour et sans aucune hystérie.

Singulier, Émilie est le premier que nous découvrons, au moins, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère, visage assez courant. Nous allons voir son évolution et elle se montre fine, se décrie et au final, elle vit comme elle peut. En recherche d'une colocataire, elle ne pense pas qu'elle aura un être masculin du fait d'un prénom mixte.

Surgissent d'autres personnages et d'autres lieux....tout est en noir et blanc.
Nora, déjà elle semble un peu dans son monde et j'accroche un peu moins le personnage........allez voir le film.

C'est méritoire de la part d'Audiard d'essayer autre chose. Mais c'est raté : http://www.christoblog.net/...

Audiard s’est aventuré dans un style différent de ses autres films et c’est réussi.
Un grand bravo pour le casting de ce film car l’interprétation est parfaite avec les révélations de Lucie ZHANG et Makita SAMBA.
Ce film est aussi une immersion dans le quartier chinois de Paris

Ce film me fait peur, je pense ne pas l'aimer vu le thème m mais irais le voir comme c'est un d'Audiard.

Les Olympiades est un nouveau Audiard qui respire la fraîcheur et un vent de jeunesse. Complètement singulier vis-à-vis du reste de sa filmo, on y suit la vie de 4 jeunes trentenaires au sein du 13e arrondissement de Paris. Camille (Makita Samba) est prof de français, désireux de ne pas s'engager dans des relations de couple et de travailler dans l'immobilier.
Emilie (Lucie Zhang) est asociale, a fait sciences po mais se retrouve à travailler en centre d'appels.
Nora (Noémie Merlant) débarque de Bordeaux pour faire du droit, et va faire la rencontre d'une cam-girl du nom de Amber Sweet (Jenny Beth).
Tout ce beau monde (le casting est absolument parfait) va se croiser, s'aimer, se décevoir, et tenter de trouver leur identité.

Un postulat dont la finalité n'aura rien de surprenant, et on regrettera que le scénario ne comporte pas + d'enjeux dramatiques supplémentaires.
Néanmoins, le film (écrit par Céline Sciamma et Léa Mysius) parvient avec authenticité et douceur à prendre le pouls d'une génération multi-culturelle, diplômée, et de la middle-class, qui se cherche autant humainement qu'intimement et professionnellement. L'apport des 2 cinéastes féminins se ressent par la sensibilité de l'écriture, faisant une peinture authentique d'une génération perdue à l'heure de l'instantanéité des relations.

A ce titre, l'enjeu principal des Les Olympiades est de suivre le cheminement de ces âmes solitaires, qui se mentent tous à eux-mêmes. S'enchaînent donc plusieurs scènes de marivaudage tantôt mordantes (oui le film est drôle), sensuelles ou planantes, afin de retranscrire le spleen existentiel des divers protagonistes.
On se plait à les suivre tenter de construire quelque chose, au rythme de la BO de Rone (très bonne) oscillant entre sonorités électroniques et atmosphériques.

D'entrée de jeu Audiard, aidé de son chef op' Paul Guilhaume, filment les Olympiades, Montsouris ou Tolbiac dans un somptueux noir et blanc rappelant forcément le Manhattan de Woody Allen.
Visuellement c'est évidemment de toute beauté, enchaînant plan aériens voluptueux ou perspectives d'un 13e arrondissement moderne, loin de l'architecture Haussmannienne toujours associée à la capitale.
La volonté d'un décorum multi-culturel également, qui se poursuit avec le choix de casting.
On esquisse par endroits la volonté de traiter des problématiques familiales (tous distants avec leur famille et qui vont là-aussi essayer de renouer le lien) même si le tout reste plus au second plan (comme la perspective de carrière, qui n'est pas tant la finalité du récit non plus).
2-3 scories, pour une belle chronique à la fabrication et à l'interprétation tout simplement exemplaire

4/5

hâte de découvrir ce nouveau Audiard, tourné dans mon tiek !

Loading...